VIOLENCES CONJUGALES,
PARLONS-EN !

QUE FAIRE ? 
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BRISER LE SILENCE

Échapper aux violences de l'autre, faire cesser l'intolérable commence par oser briser le silence. Police, Gendarmerie, et associations sont là pour aider la victime à effectuer cette démarche. 

SUIS-JE VICTIME ? 

La violence conjugale est, dans une relation privée ou privilégiée, une atteinte volontaire à l’intégrité de l’autre, un rapport de force, une emprise sous forme de relation dominant/dominé dans un objectif de destruction de l'autre, de contrôle permanent, un conditionnement dont il est difficile de sortir lorsque l'on en est une des victimes. 


Ce qui la différencie du conflit conjugal, c'est la notion d'égalité. Les disputes, les scènes de ménage peuvent faire partie de la vie de couple. Chacun accepte alors les règles, établies dans le respect de l'intégrité de l'autre, chacun est libre de s'exprimer, il n'y a pas d'asymétrie. 

Il existe différentes formes de violences conjugales : 
 

  • violences psychologiques

  • violences verbales

  • violences physiques

  • violences sexuelles

  • violences économiques

LES ESSENTIELS : 

Il me force à avoir des relations sexuelles, à lui faire une fellation, il me caresse les seins alors que je ne veux pas. Puis-je aller à l'encontre du devoir conjugal ? 

CES ACTES SONT INTERDITS ET PUNIS PAR LA LOI !
Il n'y a plus de devoir conjugal en ce sens. Personne n’a le droit de vous imposer un acte sexuel que vous ne désirez pas. Quelles que soient les circonstances du viol ou de l’agression, vous n’y êtes pour rien.

L’auteur des faits est le seul responsable. Le coupable, c’est votre agresseur.

Tout acte sexuel (attouchements, caresses, pénétration…) commis avec violence, contrainte, menace ou surprise est interdite par la loi et sanctionnée pénalement.

Vos parents insistent pour vous présenter un homme qu’ils connaissent mais que vous n’avez jamais rencontré ? L'organisation d'un voyage dans le pays d’origine de vos parents vous fait craindre de ne pas pouvoir revenir chez vous ? Votre entourage exerce une pression sur vous pour vous faire accepter le mariage de votre fille ?

C'est normal s'il/elle a agit avec violence, je n'avais pas respecté les règles imposées...

Vous n’êtes pas responsable des actes de votre partenaire ou ex-partenaire. Quelles que soient ses explications et justifications, il n’a pas le droit de vous agresser. Il est seul responsable de ses actes de violences qui sont punis par la loi.

Mon conjoint m'impose des relations sexuelles avec d'autres personnes en échange d'argent, d'un hébergement, d'un repas, et si je refuse il menace de me quitter. 

CES ACTES SONT INTERDITS ET PUNIS PAR LA LOI ! Par la manipulation, vous pouvez être menacé.e, abusé.e économiquement et sexuellement afin que ces personnes parviennent à leurs fin. Ils savent exploiter la vulnérabilité de leurs victimes en usant de subtiles stratégies.  Ils n’annoncent pas d’emblée « je vais te prostituer », des mots qu'il est important de poser dans une telle situation. Le proxénétisme, comme l'achat d'actes sexuels, sont punis par la loi. Ne restez pas seul.e.s, IL FAUT EN PARLER ! 

En France, une femme est libre de se marier, elle est également libre de refuser le mariage. Le mariage exige le consentement mutuel entre les futurs époux.  IL FAUT EN PARLER, à une personne de confiance, une association (3919) et SIGNALER LES FAITS à la police/gendarmerie. Il est possible d’échapper à un mariage forcé. La loi vous protège !

Je suis un homme, victime de violences conjugales. À qui puis-je m'adresser ? 

Dans l'Aube, Solidarité Femmes accueille toutes les victimes de violences conjugales, quelles que soient le genre, l'âge, le milieu socio-économique, la culture. En effet, 1 femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son compagnon, mais les hommes ne sont pas à oublier... 1 homme meurt tous les 13 jours dans un contexte de violences conjugales !

Après une crise, mon conjoint m'a mis à la porte de notre domicile/J'ai fui le domicile lors d'un épisode de violences. Où puis-je trouver refuge pour la nuit ? 

Il est important de contacter le 115 (numéro gratuit) pour un hébergement d'urgence. Par la suite, les associations avec lesquelles nous travaillons en partenariat et les professionnel.le.s du secteur social pourront vous apporter des conseils juridiques, mais aussi vous guider dans vos recherches de logement. Privilégiez ce numéro si vous êtes réellement dans une situation d'urgence, et que vos proches ne peuvent vous héberger. Il s'agit d'une épreuve souvent difficile à surmonter, mais nous sommes là pour vous accompagner. 

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PRÉPARER LE DÉPART

Si possible, il est conseillé avant de partir de déposer en lieu sûr les papiers officiels, les documents importants et les éléments de preuve. Il faut également envisager un scénario de protection en cas d'urgence. 

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RASSEMBLER DES ÉLÉMENTS DE PREUVE

Rassembler des témoignages écrits, datés, signés et accompagnés d'une photocopie de la pièce d'identité du témoin. Le certificat médical servira d’élément de preuve, pour les procédures judiciaires que la victime pourra être amené à engager ultérieurement. C'est une pièce essentielle, mais il n'est pas obligatoire de le présenter pour déposer plainte. 

Si je pars puis-je emmener mes enfants avec moi ? 

L'autorité parentale est exercée conjointement par les deux parents. Si la mère souhaite que ses enfants vivent avec elle, elle peut en cas de départ du domicile les emmener avec elle, exerçant ainsi ses devoirs de surveillance, d'éducation et éventuellement de protection. Il importe qu'une décision judiciaire fixe la résidence des enfants chez la mère. La procédure de requête d'urgence auprès du juge aux affaires familiales, telle qu'elle est mentionnée précédemment, doit être entreprise à cet effet.

Je suis témoin de violences conjugales, que faire ? 

Vous pouvez appeler le 3919, numéro d'écoute gratuit « Violences femmes infos » : des professionnel.le.s vous conseilleront.

Vous pouvez également contacter des services sociaux ou bien, en cas d'urgence, les services de police/gendarmerie. 

Dois-je contacter les services de secours ? 

Faire appel aux services de secours est un droit reconnu à chaque victime. C'est aussi un devoir qui s'impose à celui ou celle qui est témoin de la détresse d'autrui. 

Les services d'urgence fonctionnent 24H/24, et leurs numéros sont interconnectés. 

Urgence médicale, SAMU : 15

Urgence sécuritaire, police nationale ou gendarmerie nationale : 17

Urgence de secours aux personnes, sapeurs pompiers : 18

Je suis médecin et ai parfois l'impression de manquer de ressources, je rencontre des difficultés à poser les mots, à mener un entretien lorsqu'il s'agit de violences conjugales ou à rédiger des certificats d'ITT.

Une boîte à outils a été spécialement conçue pour vous, disponible en un seul clic, c'est par ici

  • Solidarité femmes aube

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